L'histoire
Le nom Chloé est celui d'une amie — Chloé Huisman. Gaby Aghion l'a choisi pour sa consonance chaude et féminine. Ce n'est pas un hasard : tout ce qu'elle a créé a commencé par une attention aux femmes et à ce qu'elles ressentent.
En 1945, Gabriella Hanoka — née le 3 mars 1921 à Alexandrie, en Égypte — arrive à Paris. Dans le Paris des années 1950, dominé par les silhouettes rigides de la haute couture, elle voit quelque chose qui lui résiste : la mode n'est accessible qu'à celles qui peuvent se payer le sur-mesure, et les vêtements disponibles immédiatement sont sans qualité. Elle imagine un troisième chemin — des vêtements de haute qualité, déjà coupés et confectionnés, disponibles immédiatement. Elle appelle ça le prêt-à-porter de luxe. C'est elle qui invente le concept, avant Givenchy, avant Saint Laurent.
1952 — L'invention du prêt-à-porter de luxe
Gaby Aghion crée Chloé avec six modèles qu'elle confectionne et porte elle-même de boutique en boutique pour les proposer. Elle s'associe l'année suivante avec Jacques Lenoir. Le principe est révolutionnaire : des vêtements de qualité, disponibles immédiatement, sans mesure ni rendez-vous — un concept qui influencera l'ensemble de la mode mondiale.
1956 — Le Café de Flore et la consécration
La première vraie collection est présentée lors d'un petit-déjeuner au Café de Flore, repaire des artistes, des intellectuels et des bohèmes parisiens. Hélène Lazareff, fondatrice du magazine Elle, apporte son soutien immédiat. Des figures emblématiques du cinéma et de la haute société de l'époque figurent bientôt parmi les clientes. Chloé ne sera plus jamais confidentiel.
1963 — Karl Lagerfeld et l'esthétique des années 1970
Jacques Lenoir recrute Karl Lagerfeld comme principal créateur. Son premier passage (1963-1984) fait de Chloé l'une des marques les plus emblématiques des années 1970 — jupes longues et fluides, chemisiers vaporeux, légèreté absolue. Il reviendra une seconde fois entre 1992 et
C'est la plus longue collaboration de l'histoire de la maison.
1985 — L'entrée dans le groupe Richemont
Gaby Aghion et Jacques Lenoir vendent la maison à Dunhill Holdings, qui deviendra le groupe Richemont. C'est la fin d'une ère pour les fondateurs — et le début d'une phase qui permettra à la maison de se développer à l'international.
Une succession quasi exclusivement féminine
L'une des particularités les plus remarquables de Chloé dans le paysage du luxe : sa direction artistique a été confiée quasi exclusivement à des femmes depuis sa fondation. Après le passage de Karl Lagerfeld, Stella McCartney prend la direction artistique en 1997, à 25 ans, avec une orientation romantique, féminine et impertinente qui redynamise immédiatement la maison. Phoebe Philo lui succède en 2001, ajoutant une touche sensuelle et sophistiquée et introduisant les sacs dans les défilés. Gabriela Hearst (2020-2023) place la durabilité au cœur du modèle. Depuis octobre 2023, Chemena Kamali — qui avait commencé sa carrière dans la maison sous Phoebe Philo — fait converger les codes des années 1970 de Lagerfeld avec une sensibilité contemporaine.
2021 — La première grande maison de luxe certifiée B Corp
En octobre 2021, sous la direction artistique de Gabriela Hearst, Chloé obtient la certification B Corp — première grande maison de luxe mondiale à recevoir cette distinction. La certification évalue l'ensemble de l'impact d'une entreprise — social, environnemental, gouvernance — selon des critères tiers vérifiables. Ce n'est pas une déclaration d'intention : c'est un audit. La vision était celle de Gaby Aghion dès 1952 — une mode qui libère les femmes ; la B Corp en est la déclinaison contemporaine.
Les lunettes, signées Kering Eyewear
Depuis janvier 2021, Chloé a confié la conception, la production et la distribution mondiale de sa collection eyewear à Kering Eyewear, filiale du groupe Kering basée dans le district optique de la région de Venise — le même opérateur qui fabrique les lunettes Gucci, Cartier, Saint Laurent et Bottega Veneta. La collection utilise un acétate biosourcé à 68 %, produit à partir de bois issu de forêts gérées durablement. L'expertise industrielle et la distribution internationale de Kering Eyewear donnent aux lunettes Chloé un accès mondial.
L'esprit Chloé
Légèreté, naturel, féminité décontractée : l'univers Chloé repose sur une élégance sans effort, sophistiquée sans rigidité, libre dans le corps et dans le style. C'est la femme que Gaby Aghion avait en tête en 1952 — celle qui s'habille avec aisance plutôt qu'avec stratégie. La maison est quasi exclusivement dirigée par des femmes depuis sa création, non par politique mais par continuation naturelle d'une vision fondatrice : une mode faite par des femmes, pour des femmes. Les lunettes en sont l'expression optique cohérente — pas illustratives des collections de mode, mais porteuses du même ADN.
Les codes eyewear
* Des formes oversize rondes et cat-eye : deux silhouettes dominantes — l'oversize rond, généreux, solaire, bohème, et le cat-eye doux qui relève le regard sans le théâtraliser. Des formes qui renvoient aux années 1970 tout en restant parfaitement contemporaines.
* Une palette sable, caramel et tons de terre : beige rosé, caramel doux, nude, or pâle, rose poudré — une palette chaude et lumineuse, évoquant la terre d'origine de Gaby Aghion, qui s'accorde à tous les teints. Les verres en dégradé prolongent cette logique de nuances douces.
* Un acétate biosourcé et des métaux dorés : depuis le partenariat avec Kering Eyewear, Chloé utilise un acétate biosourcé à 68 %, issu de forêts gérées durablement. Les finitions métalliques — charnières, inserts de branches — sont travaillées en métal doré, avec une délicatesse de bijou.
* Des branches ondulées et des détails festonnés : la signature la plus reconnaissable des montures Chloé, des lignes festonnées ou ondulées qui donnent une grâce organique — discrètes de face, immédiatement visibles de profil.
La clientèle
La cliente Chloé n'est pas une image de communication : c'est la femme que Gaby Aghion avait en tête en 1952, celle qui veut être élégante sans être rigide, sophistiquée sans effort visible. C'est d'abord la femme bohème et naturelle, qui cherche des lunettes participant à son style sans le dominer — une oversize ronde caramel ou nude, présente, chaleureuse, jamais agressive. C'est aussi la femme sensible aux valeurs, pour qui la certification B Corp et l'acétate biosourcé ne sont pas anecdotiques mais des engagements vérifiables. C'est la femme de 35 à 55 ans, dont les teintes chaudes valorisent les teints mûrs sans les durcir et dont les formes oversize illuminent le visage. C'est enfin la femme de mode, qui connaît l'histoire de la maison et porte, en choisissant Chloé, soixante-dix ans d'histoire de la mode parisienne sur le nez.
Questions fréquentes
Réponses utiles sur le sujet
D'où vient le nom Chloé ?
Chloé n'est pas le nom de sa fondatrice : Gaby Aghion (née Gabriella Hanoka) a choisi en 1952 le prénom de son amie Chloé Huisman, pour sa consonance chaude et féminine. La marque la plus emblématique du luxe féminin parisien ne porte donc pas le nom de sa créatrice.
Chloé a-t-elle inventé le prêt-à-porter de luxe ?
Oui : en 1952, Gaby Aghion propose des vêtements de haute qualité disponibles immédiatement, sans mesure ni rendez-vous — un concept qu'elle nomme « prêt-à-porter de luxe », avant Givenchy et Saint Laurent.
Qui produit les lunettes Chloé aujourd'hui ?
Depuis janvier 2021, les lunettes Chloé sont conçues et produites par Kering Eyewear, qui fabrique aussi les lunettes Gucci, Cartier et Saint Laurent. La collection emploie un acétate biosourcé à 68 % issu de forêts gérées durablement. Les lunettes Chloe sont disponibles à l'essayage chez b-photo, votre opticien à gradignan, pour découvrir une sélection adaptée à votre style, votre opticien, votre gradignan et votre gradignan.










