Lunettes Chloé
La féminité libre d'une maison parisienne née en 1952 Portrait de marque — Maison parisienne · Paris, depuis 1952
Chapeau
La maison qui a tout inventé — et qui porte encore aujourd'hui la vision de sa fondatrice.
En 1952, une Alexandrine installée à Paris décide que les femmes méritent des vêtements beaux, légers et disponibles immédiatement. Elle invente le prêt-à-porter de luxe et baptise sa marque du prénom d'une amie. Soixante-dix ans plus tard, cette vision traverse encore chaque monture que la maison propose.
Gabriella Hanoka, née en 1921 à Alexandrie, arrive à Paris en 1945. Dans un Paris dominé par les silhouettes rigides de la haute couture, elle imagine un troisième chemin : des vêtements de haute qualité, déjà coupés, disponibles sans rendez-vous ni mesure. Elle appelle cela le prêt-à-porter de luxe — avant Givenchy, avant Saint Laurent.
L'histoire — de la bohème du Café de Flore à la première maison de luxe B Corp
1952 — six modèles, une vision
Gaby Aghion crée Chloé avec six modèles qu'elle confectionne et vend elle-même, de boutique en boutique. Elle s'associe l'année suivante avec Jacques Lenoir. Le principe est révolutionnaire : des vêtements de qualité, disponibles immédiatement — un concept qui influencera l'ensemble de la mode mondiale.
1956 — le Café de Flore
La première collection est présentée lors d'un petit-déjeuner au Café de Flore, repaire des artistes et intellectuels parisiens. Hélène Lazareff, fondatrice du magazine Elle, apporte son soutien. Des icônes du cinéma et de la culture des années 1960 figurent bientôt parmi les clientes.
1963 — Karl Lagerfeld
Jacques Lenoir recrute Karl Lagerfeld comme principal créateur. Son premier passage (1963-1984) fait de Chloé l'une des marques les plus emblématiques des années 1970 — jupes longues et fluides, chemisiers vaporeux, légèreté absolue. Il reviendra entre 1992 et 1997.
1985 — rachat par le futur groupe Richemont
Gaby Aghion et Jacques Lenoir vendent la maison à Dunhill Holdings, qui deviendra le groupe Richemont. La fin d'une ère pour les fondateurs, le début d'un développement international.
1997 — Stella McCartney, un second souffle
Stella McCartney, 25 ans, prend la direction artistique avec son assistante Phoebe Philo. Elle redynamise la maison — féminin, romantique, impertinent. Phoebe Philo lui succède en 2001 et introduit les sacs dans les défilés.
2013 — Légion d'honneur pour Gaby Aghion
En décembre 2013, Gaby Aghion est faite chevalier de la Légion d'honneur. Elle s'éteint le 27 septembre 2014, à Paris, ayant inventé une catégorie entière de la mode que d'autres maisons adopteront des décennies plus tard.
2021 — B Corp, une première mondiale dans le luxe
En octobre 2021, sous la direction de Gabriela Hearst, Chloé devient la première grande maison de luxe mondiale certifiée B Corp — un audit indépendant de l'ensemble des pratiques sociales, environnementales et de gouvernance. Les ventes progressent fortement sur les deux années suivantes.
2023-2024 — Chemena Kamali, le retour aux sources
Nommée en octobre 2023, Chemena Kamali est revenue dans la maison où elle a commencé sa carrière sous Phoebe Philo. Sa première collection automne-hiver 2024, à la Paris Fashion Week, a été unanimement saluée.
La succession des créatrices — une maison dirigée par des femmes
Particularité remarquable dans le paysage du luxe : la direction artistique de Chloé a été confiée quasi exclusivement à des femmes depuis sa fondation. Ce n'est pas une politique, mais la continuation naturelle d'une vision fondatrice — une mode faite par des femmes, pour des femmes.
Karl Lagerfeld (1963-1984, puis 1992-1997)
L'exception masculine, et la plus longue collaboration de l'histoire de la maison. Deux passages qui ont défini l'esthétique des années 70 ; son second mandat relancera la marque sous Richemont.
Stella McCartney (1997-2001)
Fraîchement diplômée, elle apporte une orientation romantique, féminine, impertinente, et prouve que Chloé peut se réinventer sans trahir son ADN.
Phoebe Philo (2001-2006)
Elle maintient l'élan en ajoutant une touche sensuelle et sophistiquée, et introduit les sacs dans les défilés — dont un modèle réédité en 2024.
Gabriela Hearst (2020-2023)
La créatrice uruguayenne place la durabilité au cœur du modèle et obtient la certification B Corp en 2021. Une mode qui engage sans prêcher.
Chemena Kamali (depuis octobre 2023)
Revenue pour la troisième fois dans la maison, elle fait converger les codes des années 70 avec une sensibilité contemporaine. Sa première collection a reçu une ovation unanime de la presse internationale.
Les codes de la collection eyewear — reconnaissable en un regard
La collection eyewear traduit en montures l'ADN de la maison : légèreté, naturel, féminité décontractée. Elle n'illustre pas les collections de mode — elle en est l'expression optique cohérente.
Formes oversize rondes et cat-eye
Deux formes dominantes : l'oversize rond — généreux, solaire, bohème — et le cat-eye doux, qui relève le regard sans le théâtraliser. Des silhouettes qui renvoient aux années 1970 tout en restant contemporaines.
Palette sable, caramel et tons de terre
Beige rosé, caramel doux, nude, or pâle, rose poudré : une palette chaude et lumineuse qui s'accorde à tous les teints sans jamais agresser. Les verres dégradés prolongent cette logique de nuances douces.
Acétate biosourcé et métaux dorés
Depuis son partenariat avec Kering Eyewear (janvier 2021), Chloé utilise un acétate biosourcé à 68 %, issu de forêts gérées durablement. Les finitions métalliques dorées sont travaillées avec une délicatesse de bijou.
Branches ondulées et détails festonnés
La signature la plus reconnaissable : des branches aux lignes festonnées ou ondulées qui donnent à la monture un mouvement, une grâce organique — discrète de face, immédiatement visible de profil.
La cliente Chloé — les femmes qui la choisissent
La cliente Chloé est la femme que Gaby Aghion avait en tête en 1952 : élégante sans être rigide, sophistiquée sans effort visible, libre dans son corps et dans son style.
La femme bohème et naturelle
Elle s'habille avec aisance plutôt qu'avec stratégie et cherche des lunettes qui participent à son style sans le dominer. Une oversize ronde caramel ou nude est exactement cela : présente, chaleureuse, jamais agressive.
La femme sensible aux valeurs
La certification B Corp n'est pas anecdotique pour elle. L'acétate biosourcé à 68 %, la transparence de la chaîne de production, la première maison de luxe certifiée : des arguments vérifiables qui lui parlent directement. Elle veut être belle sans se sentir complice.
La femme de 35 à 55 ans
Les teintes chaudes valorisent les teints mûrs sans les durcir ; les formes oversize rondes illuminent le visage. Une lunetterie qui reconnaît que la beauté évolue, et qui l'accompagne.
La femme de mode
Elle connaît l'histoire de la maison et a suivi le débat autour de la nomination de sa directrice créative actuelle. Choisir des lunettes Chloé est pour elle un acte culturel autant qu'esthétique — soixante-dix ans d'histoire de la mode parisienne sur le nez.
Questions fréquentes
Pour l'opticien — pourquoi Chloé mérite une place de choix
Chloé n'est pas une licence de mode appliquée à des lunettes. C'est une maison dont l'ADN — légèreté, naturel, féminité libre — est précisément ce que sa collection eyewear traduit.
Les lunettes Chloé sont disponibles à l'essayage chez , votre opticien à ?
Réponse à compléter.