Sommaire
Repères du document
Catégorie : Géographie physique et environnement littoral
Auteurs : Roland Paskoff
Date de publication : 2003
Période étudiée : De l’Holocène à l’époque contemporaine (2003), avec un accent sur la fixation au XIXe siècle et la gestion récente
Type de document : Article scientifique
Langue : fr
DOI : 10.1016/S1240-1307(03)00086-4
Le document en bref
Dans cet article publié en 2003 dans la rubrique « Forum » de Natures Sciences Sociétés, le géographe Roland Paskoff interroge la place de la stabilisation dans la conservation des dunes littorales. Il examine surtout les grands champs dunaires des côtes atlantiques de l'Europe, particulièrement ceux de l'ouest de la France et de l'Aquitaine, à la lumière de leur histoire géomorphologique et des interventions humaines. Son propos couvre la formation ancienne des dunes, leur fixation principalement au XIXe siècle et les orientations de gestion discutées au début du XXIe siècle. La question centrale est de savoir si conserver ces paysages exige de les immobiliser ou, au contraire, de préserver leur mobilité naturelle.
Résumé complet
Introduction : le fonctionnement des systèmes dunaires (p. 288-289)
Le vent transporte le sable des plages et construit, à leur contact, des avant-dunes végétalisées. Dans les secteurs où les volumes de sable éolien sont importants, une part des matériaux franchit ces premiers cordons et alimente de grands champs de dunes en arrière du rivage. Hors des régions arides, la végétation naturelle ralentit progressivement la progression du sable et peut finalement stabiliser les formes dunaires. Paskoff situe ces ensembles en Europe, notamment sur les rivages de la Baltique et de l'Atlantique, des îles Britanniques à la péninsule Ibérique, tout en prenant principalement appui sur la France occidentale.
L'encadré 1 (p. 289) décrit l'avant-dune comme un bourrelet de sable parallèle à la côte, généralement haut de quelques mètres et large d'une dizaine de mètres. Lors des tempêtes, les vagues y prélèvent du sable qui contribue à former des barres sur l'avant-plage. Celles-ci font déferler les vagues plus au large et amortissent leur action. Par temps plus calme, une partie de ce sable revient vers la plage ; les apports du vent reconstituent ensuite l'avant-dune. Ainsi, l'alternance de l'érosion et de la reconstitution assure des échanges sédimentaires nécessaires à l'équilibre dynamique du littoral. Pour l'auteur, conserver ce cordon implique de respecter son caractère mobile.
Les grands champs de dunes de l'Europe atlantique : un héritage d'une période révolue d'abondance en sable sur les côtes (p. 289-291)
Paskoff distingue les dunes primaires, bâties à partir de sable marin nouvellement apporté aux plages, des dunes secondaires, nées du remaniement de stocks déjà accumulés. Les vastes champs dunaires atlantiques sont pour l'essentiel des ensembles « mûrs » : ils proviennent de phases anciennes d'abondance sédimentaire. Leur alimentation initiale étant aujourd'hui tarie ou très réduite, leur activité actuelle consiste surtout à redistribuer les sables hérités. Cette maturité géomorphologique n'implique aucunement l'immobilité des reliefs.
L'Aquitaine sert de premier exemple. Après la transgression holocène, lorsque le niveau marin s'est rapproché de son niveau actuel il y a environ 5 000 à 6 000 ans, de larges plages, alors situées plus à l'ouest, disposaient d'importantes réserves de sable. Le vent y a édifié de grandes dunes paraboliques, parfois hautes de plusieurs dizaines de mètres et avancées à plus de dix kilomètres à l'intérieur des terres. Des datations au carbone 14 citées par Paskoff situent cette formation entre 5 000 et 2 000 ans B.P. (« before present », avant 1950). Les dunes anciennes ont ensuite été naturellement fixées par une forêt mêlant pins maritimes et chênes.
Aux premiers siècles de notre ère, probablement dès l'époque gallo-romaine, l'épuisement de la réserve de sable de l'avant-côte et l'action conjuguée de la houle et du vent ont déclenché l'érosion de cette première génération. Le sable repris aux dunes anciennes a alimenté une seconde génération de dunes, dites modernes, aux formes barkhanoïdes. Celles-ci ont progressé vers l'intérieur en chevauchant les reliefs antérieurs. L'auteur souligne qu'elles seraient encore mobiles si un boisement systématique en pins maritimes ne les avait pas fixées au XIXe siècle. La coupe géomorphologique de l'Aquitaine (figure 2, p. 291) distingue les sables landais de la dernière époque glaciaire, les dunes paraboliques anciennes, les dunes barkhanoïdes modernes, le bourrelet côtier artificiel et les zones d'érosion marine et éolienne.
L'encadré 2 (p. 290) replace cette chronologie dans les fluctuations postglaciaires du niveau marin : celui-ci était inférieur de quelque 120 à 130 mètres à l'actuel lors du dernier maximum glaciaire, il y a environ 20 000 ans. Sa remontée, amorcée vers 15 000 ans avant le présent, a parfois dépassé 20 millimètres par an et a conduit, il y a 5 000 à 6 000 ans, à une position du rivage proche de l'actuelle. L'encadré 3 (p. 291) oppose les dunes paraboliques, partiellement retenues par la végétation, aux dunes barkhanoïdes, nues et libres de se déplacer : la végétation et la quantité de sable mobile expliquent leurs différences de forme.
L'auteur retrouve une succession comparable aux Pays-Bas : les Older Dunes se rattachent au Sub-boréal (5 000 à 3 000 ans B.P.), tandis que les Younger Dunes résultent, à partir du VIIIe siècle, de l'érosion de la côte et de la remise en mouvement de sables plus anciens. En Bretagne, les dunes relèveraient également d'un héritage : selon l'interprétation de Guilcher et Hallegouët citée par Paskoff, elles auraient été formées lors d'un abaissement temporaire de la mer de 4 à 5 mètres vers 3 000-2 000 ans B.P., puis spontanément fixées par la pelouse. Les remaniements médiévaux pourraient être liés aux pâturages et aux coupes de bois, tandis que ceux des XVIIe et XVIIIe siècles seraient favorisés par les tempêtes associées au Petit Âge glaciaire. La photographie des dunes de Ploudalmézeau (figure 3, p. 292) illustre des formes anciennes dont la topographie originelle a été conservée sous une pelouse rase.
Le raisonnement conduit à une distinction essentielle : la constitution de ces champs de dunes est largement ancienne, mais des remaniements locaux restent normaux. Leur immobilité actuelle, là où elle prévaut, doit souvent davantage à l'action humaine qu'à leur fonctionnement naturel.
Les champs de dunes et les hommes au cours de l'histoire (p. 291-292)
Les sociétés ont depuis longtemps modifié la couverture végétale et le relief des champs dunaires. Les mielles du Cotentin et les machairs d'Écosse et d'Irlande, naturellement végétalisés, ont servi de pâturages, transformant la composition des pelouses. Dans les secteurs où les sables progressaient, ils pouvaient menacer habitations, cultures et voies de communication. Dès le XVIIe siècle, les autorités recommandaient notamment la plantation d'oyat pour freiner l'avancée du sable.
Au XIXe siècle, les dunes mobiles étaient souvent associées à la pauvreté et à l'hostilité des milieux naturels. Les plantations de pins promettaient leur stabilisation ainsi qu'une production économique de bois et de résine. Paskoff replace ces opérations dans un contexte intellectuel favorable aux grands travaux d'amélioration de la nature, comparable aux assèchements de marais. De la Pologne au Portugal, les dunes ont ainsi fait l'objet de boisements qui ont réduit leur mobilité.
En France, le décret impérial du 14 décembre 1810 ouvre la voie à des opérations de grande ampleur. En arrière du littoral aquitain, une forêt relativement homogène de pins maritimes, couvrant plus de 80 000 hectares à la fin du Second Empire selon l'article, remplace un ensemble de dunes auparavant mobiles. Afin de préserver ce boisement de l'ensablement, les ingénieurs édifient sur plus de 200 kilomètres un bourrelet côtier artificiel, haut d'une dizaine de mètres et construit selon un profil régulier à l'aide de palissades et de plantations d'oyat. L'auteur rappelle les rôles successifs des Ponts et Chaussées, des Eaux et Forêts et de l'Office national des forêts, et cite Nicolas Brémontier comme pionnier de cette politique.
Paskoff reconnaît les effets économiques de ces aménagements, notamment l'exploitation du bois et de la résine, tout en soulignant qu'ils ont transformé radicalement les paysages et fait disparaître l'aspect des grandes dunes vives. Il évoque une description de Brémontier présentant les sables nus comme un désert effrayant : elle témoigne de la manière dont ces formes naturelles étaient perçues à l'époque.
Le nouveau regard de la société sur les champs de dunes (p. 292-293)
La perception sociale a changé. Les champs dunaires sont désormais recherchés pour les loisirs et leur capacité à offrir des espaces peu occupés, malgré les pertes causées par les extensions urbaines et industrialo-portuaires. Leur valeur patrimoniale est mieux reconnue, notamment grâce aux études de botanique et de géographie relayées par les associations de protection de l'environnement.
L'auteur insiste sur la richesse spécifique des milieux dunaires. D'après les données floristiques qu'il cite, la flore française comprend environ 400 taxons vasculaires exclusivement littoraux ; parmi eux, 150 espèces seraient préférentiellement dunaires, 60 exclusivement dunaires, et plus d'une vingtaine rares, menacées ou en forte régression. La dynamique du vent contribue également à la singularité des paysages, où peuvent apparaître des reliefs rappelant ceux des régions désertiques.
Paskoff observe que les dunes mobiles encore présentes en Europe font elles-mêmes l'objet d'une protection : il mentionne les parcs nationaux de Doñana en Espagne et de Słowiński en Pologne, ainsi que le site de Råbjerg Mile au Danemark (figure 4, p. 293). À Ainsdale, près de Southport en Angleterre, des pins noirs plantés au début du XXe siècle ont été abattus sur une quinzaine d'hectares afin de permettre à nouveau le mouvement du sable. Ces exemples montrent que la mobilité, longtemps combattue, peut devenir une propriété à restaurer dans une démarche de conservation.
De la préservation statique à la conservation dynamique (p. 293-294)
Paskoff présente une évolution des pratiques dans l'ouest de la France. Sur la côte d'Aquitaine, l'Office national des forêts a abandonné, depuis quelques années au moment de la rédaction, l'objectif de maintenir par de lourds terrassements un cordon côtier uniformément calibré. La gestion tend à accompagner le recul de la dune soumise à l'action de la mer et du vent, en intervenant ponctuellement par des techniques de génie écologique. L'ouvrage autrefois assimilable à un rempart de génie civil peut ainsi évoluer vers une topographie plus diversifiée et plus favorable à la biodiversité.
L'auteur cite aussi la réserve biologique domaniale de Merlimont, dans le Pas-de-Calais, où, sur 450 hectares, les travaux de fixation ont été arrêtés en 1996. La reprise des mouvements de sable y a favorisé le développement de formes paraboliques auparavant entravées par la végétation et les interventions de stabilisation. Pour Paskoff, cette expérience illustre le changement d'approche au sein même des organismes publics autrefois chargés de fixer les dunes.
Il précise toutefois que tous les mouvements du sable n'ont pas la même origine. Certains découlent de dégradations de la végétation dues au piétinement ou à la circulation de motos et de véhicules tout-terrain ; beaucoup résultent au contraire de l'évolution naturelle des côtes, notamment à l'arrière des plages en recul. Il décrit la formation de couloirs d'érosion appelés siffle-vent, susceptibles de s'élargir en caoudeyres, puis de donner naissance à des langues de sable et à des dunes paraboliques mobiles. Ces dernières peuvent se fixer spontanément pendant que d'autres se forment, assurant un renouvellement des habitats. L'élévation attendue du niveau marin au XXIe siècle pourrait accentuer ces processus.
La gestion qu'il propose doit donc préserver ou restaurer la dynamique du sable chaque fois qu'elle n'expose pas les établissements humains à un risque. À ses yeux, qualifier systématiquement l'érosion de dégradation ou de désertification revient à méconnaître le fonctionnement des dunes. Une fixation injustifiée peut uniformiser les reliefs, appauvrir les milieux et entraîner des dépenses sans bénéfice environnemental. Il défend une intervention minimale, compatible avec les ajustements naturels et la résilience des systèmes côtiers.
Les idées fortes
- Une dune mûre n'est pas nécessairement une dune immobile. Les grands champs de dunes atlantiques sont issus d'anciens stocks de sable ; leur mobilité actuelle correspond souvent au remaniement de ces dépôts plutôt qu'à la formation de dunes entièrement nouvelles (p. 289-291).
- Les dunes aquitaines ont connu plusieurs générations géomorphologiques. Les grandes dunes paraboliques anciennes, naturellement boisées, ont été reprises par l'érosion marine et éolienne ; leur sable a édifié des dunes barkhanoïdes secondaires qui auraient pu rester actives sans la fixation du XIXe siècle (p. 289-291 ; figure 2, p. 291).
- L'avant-dune participe à l'équilibre des plages par ses échanges de sable. La tempête peut lui retirer des sédiments et alimenter des barres sous-marines ; les périodes calmes permettent ensuite les retours de sable et la reconstitution du cordon (encadré 1, p. 289).
- La fixation des dunes est un choix historique d'aménagement. La protection des installations humaines puis les objectifs économiques des XIXe et XXe siècles ont conduit au boisement et à la création d'un cordon côtier artificiel en Aquitaine, modifiant profondément les reliefs (p. 291-292).
- La valeur patrimoniale des dunes repose aussi sur leur activité. Les milieux ouverts et remaniés abritent des communautés végétales particulières, tandis que les formes mobiles possèdent une valeur paysagère reconnue dans plusieurs espaces protégés européens (p. 292-293).
- Des politiques de conservation restaurent désormais la mobilité. Les déboisements à Ainsdale, l'arrêt de la fixation à Merlimont et l'évolution des pratiques de l'ONF sur la côte aquitaine montrent des applications distinctes de la conservation dynamique (p. 293).
- La stabilisation doit être appréciée en fonction des risques réels. Les mouvements naturels liés au recul des plages ne justifient pas partout des travaux de fixation. Selon Paskoff, la préservation des capacités d'adaptation et de résilience suppose de limiter l'interférence humaine lorsque les établissements ne sont pas menacés (p. 293-294).
Les principaux chiffres
| Donnée | Valeur | Contexte indiqué par l'auteur | Page du document |
|---|---|---|---|
| Fin de la grande transgression holocène | Il y a environ 5 000 à 6 000 ans | Niveau marin devenu proche de l'actuel | 289-290 |
| Formation datée des dunes anciennes d'Aquitaine | 5 000 à 2 000 ans B.P. | Datations au carbone 14 citées par l'auteur ; B.P. référé à 1950 | 289 |
| Avancée de certaines dunes paraboliques anciennes | Plus de 10 km | Progression vers l'intérieur des terres en Aquitaine | 289 |
| Niveau marin lors du dernier maximum glaciaire | Environ 120 à 130 m plus bas | Comparaison avec le niveau contemporain | 290, encadré 2 |
| Vitesse maximale évoquée de remontée postglaciaire | Plus de 20 mm/an à certains moments | Transgression après la dernière période froide, non taux actuel | 290, encadré 2 |
| Âge des Older Dunes néerlandaises | 5 000 à 3 000 ans B.P. | Phase du Sub-boréal | 290-291 |
| Abaissement temporaire du niveau marin en Bretagne | Environ 4 à 5 m | Hypothèse rapportée à Guilcher et Hallegouët pour 3 000-2 000 ans B.P. | 291 |
| Décret impérial de fixation | 14 décembre 1810 | Cadre des grandes opérations françaises de fixation | 292 |
| Boisement des dunes littorales aquitaines | Plus de 80 000 ha | Forêt de pins maritimes substituée aux dunes mobiles à la fin du Second Empire | 292 |
| Longueur du cordon dunaire côtier artificiel | Plus de 200 km | Aménagement du rivage aquitain | 292 |
| Hauteur de ce cordon artificiel | Une dizaine de mètres | Profil de la dune littorale construite et entretenue | 292 |
| Taxons vasculaires exclusivement littoraux en France | Environ 400 | Données floristiques citées, soit environ 10 % de la flore totale française | 292 |
| Espèces préférentiellement dunaires | Environ 150 | Sous-ensemble des taxons vasculaires littoraux cités | 292 |
| Espèces exclusivement dunaires | Environ 60 | Au sein des espèces littorales mentionnées | 292 |
| Espèces dunaires rares, menacées ou en forte régression | Plus d'une vingtaine | Parmi les espèces évoquées dans le décompte floristique | 292 |
| Surface déboisée à Ainsdale | Une quinzaine d'hectares | Restauration expérimentale de la mobilité de dunes anglaises | 293 |
| Réserve biologique domaniale près de Merlimont | 450 ha | Espace où la fixation des dunes est arrêtée depuis 1996 | 293 |
| Arrêt de la fixation à Merlimont | 1996 | Début indiqué de la nouvelle gestion dans cette réserve | 293 |
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Ces valeurs correspondent aux exemples et aux périodes distincts cités dans l'article ; elles ne constituent pas une série statistique homogène.
Conclusion de l'auteur
Dans les derniers paragraphes de l'article (p. 293-294), Paskoff soutient qu'une immobilisation systématique du sable est incompatible avec le fonctionnement normal des grands champs dunaires. La dynamique éolienne crée des reliefs et renouvelle des habitats ; elle contribue à la diversité géomorphologique et biologique. Les processus de recul côtier et de remaniement doivent donc être acceptés lorsqu'ils ne menacent pas les établissements humains, plutôt que combattus au seul motif qu'ils relèvent de l'« érosion ».
L'auteur estime qu'une gestion durable des littoraux doit interférer le moins possible avec leur mobilité intrinsèque, nécessaire à leur adaptation aux changements et à leur résilience. Sa conclusion privilégie explicitement la conservation dynamique plutôt que la préservation statique, afin de maintenir la qualité des paysages et la richesse biologique des grands champs de dunes de l'Europe atlantique.
Référence bibliographique
Paskoff, Roland (2003). « La conservation des dunes littorales implique-t-elle leur stabilisation ? L'exemple de la côte atlantique ». Natures Sciences Sociétés, vol. 11, n° 3, rubrique « Forum », p. 288-294. Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. DOI : 10.1016/S1240-1307(03)00086-4.
Titre anglais fourni dans le document : « Coastal dune fields in Atlantic Europe: towards a dynamic conservation ».
Source documentaire : https://www.nss-journal.org/fr/articles/nss/pdf/2003/03/nss20031103p288.pdf
Références documentaires vérifiées
- Natures Sciences Sociétés — article original de Roland Paskoff (2003), pages 288–294 ↗ Nouvel onglet : texte intégral dans les archives de la revue.
- Référence DOI de l’article : 10.1016/S1240-1307(03)00086-4 ↗ Nouvel onglet.